Plus d’une semaine après l’emprisonnement du très populaire maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, de très nombreux Turcs sont descendus dans la rue pour dénoncer cette arrestation arbitraire du principal rival pour la prochaine présidentielle du sultan Recep Erdogan à qui l’élection de Donald Trump a donné des ailes.
À l’heure où j’écris ces lignes, il est difficile de savoir si le peuple turc devra continuer à courber l’échine. À ce jour plus de 2000 personnes ont été arrêtées pour avoir participé à ces rassemblements déclarés illégaux par un pouvoir de plus en plus dictatorial. Cette fois-ci la jeunesse est massivement mobilisée et n’envisage pas d’arrêter la contestation avant d’avoir obtenu la libération d’Ekrem Imamoglu qui a obtenu, le dimanche de son arrestation, pour l’élection présidentielle de 2028, l’investiture du CHP, le parti républicain du peuple, parti laïc de Mustafa Kemal, le fondateur de la république turque grâce à un vote qui a mobilisé 15 millions de personnes.
Mais la pratique des arrestations arbitraires n’est pas une nouveauté dans un pays dirigé d’une main de fer depuis plus de vingt ans par le grand vizir Erdogan: mon kaléidoscope écrit il y a plus de quatre ans fait référence à des manifestations similaires à Ankara et Istanbul en 2012:
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