Marjane Satrapi, Areski et Edgar Morin
Les trois personnes dont je vais évoquer rapidement l’existence qui s’est achevée il y a quelques jours avaient en commun un formidable appétit de liberté.
J’avais parlé ( voir K257 sur le blogue: Kaléidoscopes ! ) de celle qui nous a quittés le plus récemment, à l’occasion de la parution en décembre 2023 du beau livre Femme Vie Liberté dont elle avait dirigé la publication. Vous aurez évidemment reconnu Marjane Satrapi. Sur 280 pages l’ouvrage réunissait trois spécialistes de l’Iran et dix-sept dessinateurs dont Johann Sfar, Pascal Rabaté et Coco qui parle d’elle dans le numéro de Libé de ce jeudi: « Toute sa vie elle n’aura eu de cesse de défendre la liberté du peuple iranien, la liberté des femmes face à l’oppression religieuse, la liberté de créer. Dans son monde entre noirceur et lumière, elle était rire et gravité, caractère et sensibilité, force et fragilité. Toute en contraste. Elle m’a fait aimer le noir et blanc, à l’instar de Cabu et Willem. Elle a compté pour des générations de dessinateurs, mais surtout de dessinatrices. Elle a montré que c’était possible. On aurait aimé être une mouche – celle sur son nez – pour lui murmurer de continuer. Punk is not dead : Marjane restera. Eternelle et rebelle.»
Il faut relire Persepolis et revoir l’adaptation en dessin animé que Marjane Satrapi en avait faite avec la complicité de Vincent Paronnaud: un roman graphique et un film d’animation autobiographiques sur l’enfance et l’adolescence de Marjane et ses combats pour la liberté: bouleversant et drôle.
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